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Apprendre l'anglais

Apprendre l’anglais à travers les discours royaux : du palais aux conversations quotidiennes

7 min de lecture

Illustration for "Learning English Through Royal Speeches: From Palace to Everyday Conversation"

Photo de Anika De Klerk sur Unsplash

Les déclarations publiques de la famille royale britannique au cours des deux derniers siècles offrent de passionnants exemples de la façon dont l’anglais formel peut s’adapter à un usage moderne. Des proclamations de la reine Victoria aux discours royaux récents, ces expressions donnent de précieuses leçons d’anglais, formel comme conversationnel.

Les expressions durables de la reine Victoria

La célèbre déclaration de la reine Victoria, « We are not amused » (nous ne sommes pas amusée), illustre le « nous » de majesté (royal ‘we’) et l’understatement britannique (l’art de minimiser). Si l’on n’emploie plus le « nous » de majesté aujourd’hui, la structure qui consiste à exprimer sa désapprobation par la retenue reste typiquement britannique. Dans un cadre professionnel moderne, on pourrait dire « I am not amused by these quarterly figures » (ces chiffres trimestriels ne m’amusent pas du tout) ou « The board was not amused by the presentation. » (la présentation n’a pas du tout plu au conseil). Cette formulation a plus de poids que le simple « I don’t like this. » (je n’aime pas ça).

Vintage radio and a cup of tea in a British living room

George VI et la force de la persévérance

George VI bégayait et a travaillé pendant des années avec son orthophoniste, Lionel Logue, pour parvenir à gérer les allocutions en direct. Dans son message de Noël de 1939, il a lu un extrait de poème : « I said to the man who stood at the gate of the year: ‘Give me a light that I may tread safely into the unknown.' » (j’ai dit à l’homme qui se tenait à la porte de l’année : « Donnez-moi une lumière pour que j’avance sans crainte vers l’inconnu. ») Son histoire offre à ceux qui apprennent l’anglais une manière modeste de parler de l’effort : « I wasn’t naturally good at public speaking. I’ve had to work hard at it » (je n’étais pas naturellement doué pour parler en public ; j’ai dû beaucoup travailler) ou « Coding didn’t come easily to me. I’ve had to work hard at it. » (la programmation ne m’est pas venue facilement ; j’ai dû beaucoup travailler). Elle montre de la détermination tout en admettant que quelque chose a été difficile.

Le langage diplomatique de la reine Elizabeth II

La maîtrise du langage diplomatique de la défunte reine offre de nombreuses leçons pour la communication professionnelle. Sa phrase « Grief is the price we pay for love » (le chagrin est le prix que nous payons pour l’amour) montre comment aborder des sujets difficiles avec dignité. On peut adapter cette structure aux revers professionnels : « Challenge is the price we pay for growth » (les défis sont le prix que nous payons pour progresser) ou « Investment is the price we pay for development. » (l’investissement est le prix que nous payons pour nous développer).

En avril 2020, pendant le premier confinement lié au Covid, elle a terminé une allocution télévisée par « We will be with our friends again; we will be with our families again; we will meet again. » (nous retrouverons nos amis ; nous retrouverons nos familles ; nous nous retrouverons.) Répéter une même structure simple est une manière calme de rassurer, et ce schéma fonctionne aussi au travail : « We will hit the deadline; we will fix the bugs; we will get there. » (nous tiendrons l’échéance ; nous corrigerons les bogues ; nous y arriverons.)

La nouvelle génération royale

Dans sa première allocution en tant que roi, en septembre 2022, Charles III a dit adieu à sa mère avec une réplique d’Hamlet : « May ‘flights of Angels sing thee to thy rest’. » (que « des essaims d’anges te bercent de leurs chants jusqu’au repos »). Les Britanniques empruntent souvent à Shakespeare pour les moments graves, et certaines de ses formules font aujourd’hui partie de l’anglais courant : « to be or not to be » (être ou ne pas être), « all that glitters is not gold » (tout ce qui brille n’est pas or) et « a wild goose chase » (une chasse au dahu, une poursuite vaine).

Le langage formel dans des contextes modernes

L’habitude royale d’employer « one » (on) à la place de « I » (je) ou de « you » (vous) peut s’adapter au cadre professionnel. Le « one » royal est célèbre et souvent moqué avec indulgence, mais comme il sonne de façon moins personnelle, il peut rendre un conseil moins moralisateur. Parmi les emplois modernes : « One should always verify sources » (on devrait toujours vérifier ses sources) en contexte universitaire, ou « One finds that preparation is essential » (on constate que la préparation est essentielle) dans le monde de l’entreprise.

Des réponses diplomatiques aux situations délicates

Face à des difficultés familiales, la réponse de la reine, « Some recollections may vary » (certains souvenirs peuvent différer), était un modèle de langage diplomatique. Cette structure se révèle précieuse dans les désaccords professionnels : « Some interpretations of the data may vary » (certaines interprétations des données peuvent différer) ou « Some understandings of the brief may vary. » (chacun a pu comprendre le cahier des charges un peu différemment). Elle reconnaît le désaccord sans créer de conflit.

L’art de la déclaration publique

La technique royale qui consiste à reconnaître les problèmes tout en gardant sa dignité fournit d’excellents modèles pour la communication professionnelle. La phrase de la reine, « 1992 is not a year on which I shall look back with undiluted pleasure » (1992 n’est pas une année sur laquelle je reviendrai avec un plaisir sans mélange), montre comment aborder les difficultés avec retenue. Parmi les emplois modernes : « The last quarter is not one I’ll review with undiluted pleasure » (le dernier trimestre n’est pas de ceux que je passerai en revue avec un plaisir sans mélange) ou « The project launch was not an event I’ll recall with undiluted pleasure. » (le lancement du projet n’est pas un événement dont je me souviendrai avec un plaisir sans mélange).

L’intégration culturelle par la langue

Vivre dans une famille d’accueil britannique aide les étudiants à comprendre quand employer un langage plus formel et quand rester décontracté. Les familles d’accueil peuvent expliquer comment les expressions royales ont influencé la langue de tous les jours et quand leur emploi peut être approprié ou amusant.

Des expressions traditionnelles dans des contextes modernes

La préférence royale pour « indeed » (en effet) plutôt que « yes » (oui) illustre l’accord formel. Dans un cadre professionnel moderne, « indeed » a du poids : « Indeed, the proposal has merit » (en effet, la proposition a du mérite) paraît plus réfléchi qu’un simple « yes. »

Comprendre le « Queen’s English »

De nombreux apprenants veulent maîtriser le « Queen’s English » (l’anglais de la reine, aujourd’hui parfois appelé « King’s English »), qu’ils considèrent comme la forme la plus prestigieuse de l’anglais britannique. En réalité, l’anglais britannique recouvre une large gamme d’accents. Ce que l’on appelle « Queen’s English » se rapproche le plus de la Received Pronunciation (RP), l’accent qui était autrefois la norme à la BBC, avec une prononciation claire et une grammaire traditionnelle.

Le discours de la défunte reine Elizabeth II présente des caractéristiques que beaucoup d’apprenants trouvent utiles :

  • Une prononciation claire de la fin des mots
  • Des voyelles précises, différentes de la prononciation américaine
  • Une prononciation soignée des groupes de consonnes
  • Une grammaire traditionnelle et formelle

Si vous vivez dans une famille d’accueil britannique, vous remarquerez vite à quel point le langage de tous les jours diffère du « Queen’s English ». Les Britanniques adaptent leur niveau de formalité à la situation, et la prise de parole publique de la famille royale montre la même compétence : une prononciation claire, adaptée à chaque public.

Au-delà du protocole

Comprendre les schémas du langage royal est utile pour :

  • « One hopes » (on espère) à la place de « I hope » (j’espère) – utile à l’écrit formel
  • « Do let us » (forme insistante et soutenue de « let’s ») à la place de « let’s » (faisons…, allons-y) – plus formel, mais toujours aimable
  • « Most pleased » (très heureux) à la place de « very happy » (très content) – une joie qui convient au cadre professionnel

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Foire aux questions

Comment les discours royaux peuvent-ils m'aider à apprendre l'anglais ?

Les discours royaux emploient un anglais soutenu, un langage diplomatique et la litote britannique. Les étudier vous aide à exprimer vos idées avec précision et dans le bon registre pour le travail et les situations formelles.

Quelles phrases royales sont encore citées aujourd'hui ?

« We are not amused » (cela ne nous amuse pas), traditionnellement attribuée à la reine Victoria, se cite pour plaisanter et marquer sa désapprobation. « Grief is the price we pay for love » (le deuil est le prix que nous payons pour l'amour), de la reine Élisabeth II, s'emploie souvent dans les messages de condoléances.

Que puis-je apprendre de l'anglais formel grâce à la famille royale britannique ?

Les discours royaux montrent comment être diplomate, user de la litote et aborder calmement des sujets difficiles. Ces compétences servent dans les entretiens d'embauche, les présentations et l'écrit formel.

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